Szilágyi, Ákos
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"Avoir des dispositions pour la poésie, d’après moi, c’est veiller à conserver en soi la façon de percevoir la langue et de percevoir le monde qu’ont les enfants, et les employer, consciemment ou inconsciemment, dans la forme. Ce qui essentiel dans cette approche, c’est que les mots équivalent aux événements et vice-versa, et c’est de créer le monde par les mots.” "Le monde mystérieux des poissons aussi me fascine, évidemment, et la campagne menée par la civilisation industrielle contre le monde des eaux vives me plonge dans le désespoir. En ce sens, on peut dire que ce volume est un acte de solidarité avec les poissons. J’y ai même mis ce que j’appellerais des chansons ”vertes”. Moi aussi je suis vert, ”un être vert”, comme Attila József qualifiait ses amis quand ils racontaient des insanités.” |
Poète, traducteur, esthète. Diplôme de hongrois et de russe à l’Université d’ELTE en 1974. Après avoir fini ses études, il devient maître-assistant au départemnt de littérature hongroise du XIXème siècle, puis, à partir de 1977, au département d’esthétique. .
En 1979, il est membre-fondateur du groupe d’auteurs ”Fölös példány”, dans les concerts littéraires duquel il se produit. Il participe également à leur anthologie.
De 1980 à 1984, il devient secrétaire du Cercle Attila József (association d’écrivains). Depuis 1990, il est membre du conseil d’administration de l’Institut M. Russzisztikai.
Travaille comme rédacteur : de 1970 à 73 à Jelenlét, de 1981 à 84 à Medvetánc, de 1983 à 86 à Filmvilág. Un des rédacteurs fondateurs de Új Hölgyfutár en 1988. Depuis 1989, rédacteur au mensuel 2000.
Traduit le russe, est rédacteur de collections d’études historiques.
Comme poète, il est spécialiste du grotesque. La plupart de ses poèmes peuvent être lus comme des partitions : on peut tout aussi bien les rythmer, les fredonner, les dire à haute voix.
C’est le maître du jeu poétique.