Auteurs

 

Füst, Milán

"On peut démentir tout ce que je peux dire. On peut certainement démontrer le contraire de tout ce que je peux dire. Mais par ailleurs, l’homme ne sait même pas tout, mes informations seront donc incomplètes dans tout ce que j’affirme. En outre, mes informations seront également erronées. Mais bon, même en jetant la moitié de ce que je dis, on pourra toujours en tirer quelque chose.”

Poète, romancier, dramaturge, esthète.
Konstantin Milán Füst a un doctorat de droit et un diplôme d’enseignant d’école de commerce. En 1908, il fait la connaissance d’Ernő Osvát, après quoi il est auteur régulier au Nyugat et fait bientôt partie de l’équipe active de la revue. Dès sa jeunesse, c’est un bon ami de Dezső Kosztolányi et de Frigyes Karinthy. En 1912, il finit ses études universitaires et enseigne l’économie dans des écoles supérieures de commerce. En 1918, il devient avocat de l’Académie Vörösmarty, mais il est suspendu de ses fonctions en 1920. Il a écrit des oeuvres importantes tout aussi bien dans les genres poétique et théâtral que romanesque. C’est un poète reconnu de son temps, un des créateurs du vers libre hongrois. Ses pièces, en revanche, ne remportent de succès à la scène que des dizaines d’années plus tard.  Son roman  L’Histoire de ma femme, paru en 1942, est une des oeuvres maîtresses de la prose hongroise du vingtième siècle. Pendant la guerre, une partie importante du journal qu’il tenait avec érudition depuis 1940 est réduite à néant. Après la guerre, il obtient une chaire à l’université, ce qui lui permet d’exposer ses vues esthétiques lors de ses cours magistraux. (Visions et émotions dans l’art, 1948). On lui décerne le prix Kossuth en 1948. En 1950, il est contraint de garder le silence pendant cinq ans comme écrivain, mais est autorisé à donner des cours facultatifs à la faculté de Lettres de Budapest. Il est mis à la retraite en 1960. Le prix Milán Füst, fondé par sa veuve en 1975, récompense chaque année deux écrivains.